« Ce qui se comprend bien s’énonce clairement »

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Dernier article en date : 2016/09/17 – caractère n°844-566
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1. LA VISION CLASSIQUE ET OFFICIELLE :

A. La sémantique :
Les caractères chinois sont polysémiques.
C’est à dire que chaque caractère peut avoir plusieurs significations et c’est le contexte qui précisera laquelle d’entre elles sera la plus adaptée à la situation.

B. La graphie :
Les caractères chinois sont des idéogrammes, pictogrammes et phonogrammes.
– Un idéogramme exprime une idée par un symbole.
– Un pictogramme est un dessin très simplifié représentant un objet.
– Un phonogramme est un élément graphique qui indique une prononciation.
La grande majorité (80%) des caractères sont des idéo-phonogrammes ou des picto-phonogrammes.
C’est à dire qu’une partie d’un caractère exprime une partie de sa sémantique, et l’autre indique sa prononciation.

 

2. LE PROBLÈME :

A. La sémantique :
Le premier problème concerne la polysémie.
En effet, dans la confection d’un système de communication graphique, et pour des raisons évidentes, il est absurde d’attribuer à un même graphe plusieurs significations.

B. La graphie :
De même, lors de la confection d’un système de communication éminemment visuel, il est illogique de n’attribuer à l’un des composants d’un caractère, lui-même (le composant) étant le symbole visuel d’une idée ou d’un objet, qu’un rôle oral.

 

3. MA VISION PERSONNELLE :

A. La sémantique :
Chaque idéogramme n’exprime, en réalité, qu’une seule et unique idée.

B. La graphie :
Tous les caractères sont des idéogrammes et chaque élément les composant sont au service de sa sémantique. C’est à dire que les idéo-phonogrammes ou picto-phonogrammes n’existent pas.

 

4. LA SOLUTION :

A. La sémantique :
Il faut définir clairement la seule et unique idée véhiculée par chaque idéogramme.

B. La graphie :
Il faut définir clairement la manière dont l’idée est exprimée graphiquement.

C’est ce que je m’efforce de faire sur ce blog.
Dans chaque article, je traite un caractère ou un élément, sous son aspect sémantique, graphique ou les 2 à la fois.

 

5. A QUOI EST DUE L’ERREUR DE LA VISION CLASSIQUE ET OFFICIELLE ?

A. La sémantique :
La cause principale qui amène à considérer les caractères chinois comme polysémiques, est un amalgame entre la signification d’un caractère et ses utilisations.

Il faut bien distinguer l’idée d’un idéogramme de ses utilisations !
L’idée est la signification essentielle exprimée par la graphie lors de sa confection, et qui n’a, en réalité, jamais changée.
Les utilisations sont les emplois de chaque caractère faits par les usagers de la langue pour désigner un objet ou une idée particulière, et qui peuvent varier au fil du temps.
Et la raison principale qui fait que les utilisations d’un caractère s’éloignent de la signification de base sont des principes d’omission, de contraction que l’on peut observer, j’imagine, dans toutes les langues.
Le problème est que ces ellipses peuvent être tellement bien ancrées dans les habitudes de langage qu’on peut finir par oublier qu’elles en sont.
Et c’est ainsi que les différentes utilisations d’un caractère sont amalgamées avec sa signification (désormais) profonde.

Par exemple, en français, le mot « frite » est utilisé comme contraction de « morceau de pomme de terre frite ».
Si l’on oublie cette contraction, on aura tendance à ajouter une signification au mot « frite » et à prétendre que ce mot est polysémique.
On oubliera que la seule signification de « frite » est « qui a été plongé dans un corps gras et bouillant ».

Par exemple, en français, le mot « pression » est utilisé pour désigner la « bière ».
Aujourd’hui, nous n’enseigneront pas à un étranger, qui souhaite étudier sérieusement la langue française, que le mot « pression » est polysémique et que « bière » est l’un de ses sens.
Nous lui expliqueront que « pression » est la contraction de « bière sous pression », et qu’on la nomme ainsi car elle est conservée dans un dispositif sous pression.
Par contre cela risque de se compliquer dans quelques dizaines ou centaines d’années lorsque les dispositifs à bière actuels seront depuis longtemps obsolètes mais que l’on aura conservé le mot « pression » pour désigner la « bière ».

B. La graphie :
La cause principale qui amène à n’attribuer qu’un rôle oral à un composant d’un caractère, est une analyse incomplète et même partiellement erronée.

Et cette erreur graphique est, évidemment, liée à l’erreur sémantique, puisque si l’on a pas bien compris la seule et unique idée d’un idéogramme, on ne pourra pas non plus comprendre la manière dont cette idée est exprimée graphiquement.

 

Merci pour ton attention.
Tu peux commencer la lecture dans la rubrique « Articles ( sommaire ) »

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